Seliia
Le journal

Ce qu'on a appris en regardant vingt étudiants ranger leur semaine

On croyait qu'il fallait un meilleur calendrier. En fait, il fallait quelqu'un qui accepte le désordre à l'entrée.

Vingt semaines d'étudiants côte à côte, et pas deux qui se ressemblent.
Vingt semaines posées sur une table, avant qu'on écrive la moindre ligne de code.

En mars, on a fait quelque chose de bête et d'utile : on a demandé à vingt étudiants de nous montrer, sur leur téléphone, comment ils prévoyaient leur semaine. Pas de questionnaire, pas de note sur dix. On regardait, on ne disait rien pendant les premières minutes.

Sur vingt personnes, dix-sept avaient au moins trois endroits différents où vivaient leurs dates. Le calendrier de l'école, une conversation de groupe, et une note laissée en brouillon. Aucune des trois n'était à jour, et personne ne s'en étonnait.

Le problème n'était pas l'outil

On est arrivés en pensant qu'il manquait un bon calendrier. C'était faux. Presque tout le monde en avait un, souvent très correct. Ce qui manquait, c'était l'étape d'avant : le moment où une information entendue en cours devient une ligne quelque part.

Cette étape coûte cher. Il faut ouvrir l'app, choisir une date, choisir une heure, choisir une catégorie, écrire un titre. Cinq décisions pour une phrase qu'on vient d'entendre en rangeant son sac. Personne ne les prend.

Je note jamais sur le moment. Je me dis que je vais m'en souvenir, et je m'en souviens, mais deux jours trop tard.

On a entendu cette phrase, ou sa cousine, onze fois sur vingt. C'est ce qui a décidé de la forme de Seli : elle accepte le désordre à l'entrée. Un vocal de sept secondes, une capture d'écran, une phrase mal tournée. Le rangement se fait de l'autre côté.

Ce qui bloque n'est pas ce qu'on croit

La charge n'est jamais uniforme

Les semaines d'alternance ne ressemblent à rien. Trois jours en entreprise, deux en cours, et une semaine sur deux qui inverse tout. Un plan de révision réparti également sur sept jours est faux dès le lundi.

Le non scolaire compte autant

Un entraînement le jeudi soir et un service au restaurant le samedi ne sont pas des loisirs qu'on peut sacrifier. Ce sont des contraintes fermes. Tant qu'une app ne les connaît pas, elle propose des créneaux impossibles, et on cesse de l'ouvrir au bout de deux semaines.

  • Dix-neuf personnes sur vingt avaient au moins une obligation hebdomadaire hors études.
  • Douze n'en avaient jamais parlé à leur outil de planification.
  • Sept avaient abandonné un outil précisément pour cette raison.

Ce qu'on a changé ensuite

On a arrêté de demander une catégorie. On a arrêté de demander une durée. On a gardé un seul champ, et on a mis le travail du côté de la machine. Concrètement, l'appel qu'on écrivait comme creerTache(titre, date, categorie, duree) est devenu un simple bout de texte que Seli interprète.

Le nombre de choses réellement notées a triplé en deux semaines de test. Pas parce que l'app est plus intelligente : parce qu'elle demande moins.

Il reste une chose qu'on n'a pas résolue, et qu'on ne résoudra sans doute jamais complètement : une semaine trop chargée reste une semaine trop chargée. Seli sait le dire, elle sait décaler, elle ne sait pas fabriquer des heures.


Si tu es dans une promo où tout le monde galère à tenir un planning, on veut te parler. On répond à chaque message, et pour l'instant on est encore assez peu nombreux pour que ce soit vrai.

Seliia ouvre en novembre.

L'app est gratuite. Les inscrits de la bêta gardent le Pro à 4 € par mois à vie, au lieu de 9,99 €.

Ta place est gardée.

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