Seliia
Le journal

Pourquoi Seli te donne une heure sans te la demander

Une tâche sans heure est un souhait. On a choisi de trancher à ta place, quitte à se tromper : un créneau faux se corrige en deux secondes, un souhait ne se corrige jamais.

Le créneau que Seli pose d'office, et les deux seules réponses qu'elle attend.
Le créneau que Seli pose d'office, et les deux seules réponses qu'elle attend.

Tu dis à Seli « faut que je bosse mon oral d'anglais ». Elle ne te répond pas « d'accord, c'est noté ». Elle te répond « mardi 18h, ça te va ? ». Tu n'as rien demandé de tel. C'est volontaire, et c'est probablement la décision la plus discutée qu'on ait prise.

La règle tient en une ligne, elle est écrite dans nos consignes internes et un correctif qui la viole est traité comme un bug : toute tâche a une date et une heure. Seli cale d'office, puis elle demande.

Une tâche sans heure est un souhait

Quand on a regardé vingt étudiants planifier leur semaine, on a compté ce que coûtait une seule ligne ajoutée à la main : ouvrir l'app, choisir une date, choisir une heure, choisir une catégorie, écrire un titre. Cinq décisions pour une phrase entendue en rangeant son sac.

La plupart des apps résolvent ça en rendant l'heure facultative. On comprend la logique, on pense qu'elle est fausse. Une liste de choses sans heure ne se vide pas : elle s'allonge. Tu la relis le dimanche soir, tu te sens mal, et tu recommences.

Je note jamais sur le moment. Je me dis que je vais m'en souvenir, et je m'en souviens, mais deux jours trop tard.

Le pari est simple. Une machine qui propose un mauvais créneau te fait perdre deux secondes, le temps de dire non. Une machine qui ne propose rien te laisse exactement là où tu étais.

Ce que « non » veut dire

Un refus n'annule pas la tâche. Il ouvre les recours. C'est la deuxième moitié de la règle, et sans elle la première serait insupportable.

  • « Plutôt vendredi » déplace, sans reposer la question du reste.
  • « Pas le soir » se retient, et ne se redemande pas la fois d'après.
  • Tout ce qu'elle fait se défait. Elle agit sans demander la permission, jamais sans laisser marche arrière.

La nuance compte : Seli n'attend pas ta validation pour agir, mais elle ne te met jamais devant un fait accompli irréversible. C'est ce qui sépare une assistante d'un logiciel autoritaire.

L'exception qu'on a dû s'avouer

On tenait à cette règle au point de la croire absolue. Elle ne l'est pas, et c'est un banc de test qui nous l'a montré.

En passant en revue 140 phrases d'étudiants une par une, deux d'entre elles ont refusé de rentrer dans le moule. « J'ai un truc à rendre en droit mais je sais plus quand » : on ne peut pas caler une date qu'on ignore. Inventer un créneau ici, ce n'est plus rendre service, c'est mentir sur ce qu'on sait.

Ces deux phrases étaient en tension frontale avec notre propre règle. On a changé le produit, pas les phrases. Une tâche peut désormais exister sans date, dans un état qu'on appelle prochainement, à condition d'être accompagnée de son antidote : une tâche datée, elle, qui dit « trouver la date du devoir de droit ».

L'exception confirme la règle plus qu'elle ne l'affaiblit. Le sans date existe pour ce qu'on ignore, pas pour ce qu'on remet.

Ce que ça change au quotidien

Tu ouvres l'app et ta journée est déjà écrite. Pas parfaitement : il y a souvent une ou deux choses à décaler. Mais tu commences par corriger plutôt que par construire, et ce n'est pas le même effort.


Si tu penses qu'on a tort, dis-le nous. C'est le genre de parti pris qu'on préfère défendre devant quelqu'un qui l'a essayé que discuter entre nous.

Seliia ouvre en novembre.

L'app est gratuite. Les inscrits de la bêta gardent le Pro à 4 € par mois à vie, au lieu de 9,99 €.

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